Appui à l’éducation familiale en sango

Le contexte général de la République centrafricaine est la pauvreté générale et le manque de moyens de subsistance. Dans un pays où 90% de la population vit de l’agriculture et n’utilise que des outils mécaniques à main, les revenus sont très faibles.

Les familles ne sont pas suffisamment outillées pour dispenser une éducation adéquate à une sexualité responsable aux jeunes, qui se retrouvent sans normes et mènent souvent une vie sexuelle désorganisée. En conséquence, les hommes et les femmes se réunissent sans réelle préparation au mariage et manquent d’éducation en tant que maris et parents. Cela a un impact sur les enfants, qui sont obligés de prendre soin d’eux-mêmes dès leur plus jeune âge, et donc sur la société dans son ensemble. Le contrôle insuffisant de la fécondité est l’un des facteurs qui rend difficile l’éducation familialle.

Une formation adéquate et une responsabilité responsable des jeunes et des adultes doivent être assurées, en particulier par le biais du mariage et de la stabilité familiale. Par conséquent, à la demande des habitants, nos partenaires – les missionnaires dirigés localement par le père Marcello Bartolomei (photo ci-dessous) ont décidé d’aider les jeunes – en particulier les couples mariés et non mariés. Ils organiseront des réunions auxquelles participeront environ 850 personnes. Au total, 6 000 à 7 000 personnes du nord du pays – autour de la ville de Bouar – seront impliquées dans le projet.

Le projet publiera d’abord une brochure dans la langue locale Sango – une traduction de l’encyclique papale « Amoris Laetitia ». Les formateurs travailleront ensuite avec cette brochure lors des réunions de formation, où il y aura beaucoup d’espace pour la discussion. Les Centrafricains n’y sont pas habitués, donc c’est un grand pas en avant. Les thèmes de la formation couvrent la question de la sexualité dans une perspective chrétienne, la question de la puberté et de l’adolescence, la préparation au mariage et les problèmes des couples et des familles. Chaque rencontre contient un sujet à présenter, suivi d’un débat et d’une projection vidéo. Une réunion de famille de 3 jours aura lieu à la fin de l’année scolaire.

Le budget du projet est de 12 700 euros. L’association SIRIRI a soutenu ce projet à hauteur de 1 500 euros – il couvrait principalement l’impression de brochures et les frais de formateurs.